Wednesday, December 25, 2013
Tanaguru Contrast-Finder
Un outil de plus pour vérifier si les couleurs sont accessibles ? Pas vraiment. Tanaguru Contrast-Finder fait ce que de nombreux autres outils ne font pas : trouver et proposer des jeux de couleurs accessibles proches de celles que vous venez de tester. Fini les tâtonnements à la pipette pour trouver LA bonne couleur !Après avoir renseigné les couleurs de texte et d’arrière plan, si le jeu de couleur n’est pas valide alors l’outil proposera plusieurs couleurs plus ou moins proches et accessibles. Vous n’aurez plus qu’à choisir.L’outil propose quelques options vraiment intéressantes comme la possibilité de sélectionner la couleur à modifier (couleur du texte ou couleur de fond), le ratio minimum ou encore si les résultats doivent proposer des couleurs valides très proches de la couleur initiale.C’est un logiciel libre sous licence AGPL développé par Open-S et disponible sur GitHub.
Tuesday, December 24, 2013
Colour Accessibility (ebook)
Livre suggéré par Stéphanie W. (Graphiste - Designer Web et mobilité, Strasbourg)Créé le 28 Novembre 2013, mis à jour le 17 Décembre 2013 (3550 lectures) Tags : couleurs, accessibility Colour Accessibility est un petit livre qui fait partie de la collection d'ebooks “Five Simple Steps”. Cette collection propose des ebooks avec des thématiques orientées webdesign / intégrateur pour £2.0 (environ 2,5 €)Ce petit livre de 89 pages illustrées vous propose une excellente introduction aux concepts d’accessibilité des couleurs ainsi que des “techniques” et outils pour un designer qu’il soit dans le domaine du web, du mobile, de l’applicatif et même du jeu vidéo. Ce sujet n'est pas à négliger par les designers puisque le daltonisme touche une part non négligeable de la population (voir l'épidémiologie sur wikipedia).Le livre commence par une introduction et excellente description des différents types de daltonismes, leur origine “scientifique” et leurs effets au niveau de la perception des couleurs pour les différents individus.Le livre propose ensuite des conseils pratiques pour bien choisir des couleurs en fonction de leur niveau de contraste ainsi que des palettes de “couleur universelles”.La troisième partie du livre est consacrée à l’utilisation des couleurs sur de vrais sites : là encore, le livre propose une analyse de plusieurs sites et des conseils applicables au quotidien sur de l’e-commerce, de la cartographie, des infographies, des formulaires et différents éléments de design où la non perception des couleurs peut devenir problématique.Le quatrième chapitre est consacré à différents outils de test et d’analyse de contraste et couleurs : applications Windows, Mac et Linux à télécharger, extensions sous Photoshop et en ligne, une vraie boite à outils du parfait petit testeur.Le dernier chapitre s'intéresse enfin aux solutions alternatives aux couleurs pour de l’applicatif, du site web et des jeux vidéos.En résumé : c’est un excellent ebook à mettre absolument dans les mains de tous les designers pour les sensibiliser à l’accessibilité, très facile et pas très long à lire. A 2,5 € ça serait dommage de s’en priver non ?
Dareboost
Dareboost se présente comme un site d'analyse et conseil en performance et qualité web.C'est un outil d'audit en ligne comme il en existe d'autres, mis à part que celui-ci dispose de nombreux atouts qui le différencient de ses confrères, notamment en regard de son périmètre très large :Performances d'affichageValidation / Compatibilité navigateursAccessibilitéBonnes pratiques SEOBonnes pratiques jQuery / JavaScriptConseils côté serveur et durée de cacheetc.Et surtout : l'outil est gratuit (et le restera) et il est français !Certains conseils et certaines évaluations méritent encore toutefois d'être un peu plus explicites pour le commun des mortels, mais dans l'ensemble il s'agit d'un très bon point de départ pour dégrossir les principaux points de progrès de votre site web.Attention, Dareboost est encore en version beta et n'est pas complètement exempt de bugs ou d'anomalies, cependant leurs auteurs sont plutôt ouverts au dialogue et prompts à corriger les défaillances de l'outil.Si le coeur vous en dit, un Forum / FAQ est d'ailleurs à votre disposition pour faire évoluer ce produit. Notez, par exemple, qu'une version d'audit pour sites mobiles est prévue dans les tuyaux :)
Réduire le poids d'une image SVG : d'Illustrator à l'export final
Beaucoup d’articles prônent l'usage du format d'image SVG pour les illustrations et icônes sur les sites web. Le SVG étant un format vectoriel, il a le très gros avantage de permettre le redimensionnement des images à l’infini sans dégradation. Cette propriété est particulièrement utile si l’on veut s’abstraire de la notion de pixel absolu et que l’on veut des graphismes qui ne deviennent pas flous sur des écrans dits retina ou à grande densité de pixels, sans avoir à créer et charger deux jeux d’images différents.Un des inconvénients du format SVG peut parfois être son poids. Dans ce tutoriel nous allons utiliser comme exemple le logo de KNACSS pour voir ce qu’il est possible de faire en amont dans Adobe Illustator au moment de la création du SVG pour l'optimiser. Je précise à ce stade que ces optimisations sont faites dans une optique d’utiliser le logo sur le web, si vous souhaitez l’utiliser pour de l'impression vous n’aurez forcément pas les mêmes contraintes. Nous verrons ensuite plusieurs techniques et outils d’export d’Illustrator vers le format SVG et deux outils pour une optimisation du code du fichier final.Nous ne verrons pas comment embarquer un fichier SVG dans un projet et je vous renvoie à l’article Un logo cliquable SVG avec alternatives pour y retrouver plusieurs techniques. Pour le support de SVG, consultez le tableau disponible sur caniuse.Ce qui nous intéresse ici c’est de voir comment on peut “préparer” son fichier vectoriel dans Illustrator pour gagner pas mal de poids : le SVG au régime c’est parti !Avant même de vous parler de la jolie boîte de dialogue de l’export SVG, voici quelques conseils de conception en amont qui peuvent réduire considérablement le poids du fichier et vous éviter au passage quelques incompatibilités.Sachez tout d’abord que même si le SVG reconnaît certains filtres, tous les filtres et effets disponibles de base dans le logiciel Illustrator sont loin d’être supportés officiellement en SVG. Je vous conseille également d’éviter les dégradés de filet. Si vos couleurs résultent d’un effets de transparence avec un mode de fusion, sachez que le mode de fusion ne sera pas reproductible en SVG, il faudra donc récupérer une couleur proche pour vos zones de fusion.(à gauche le rendu navigateur, à droite le rendu Illustrator avec un mode de fusion “superposition” sur le premier et “éclaircir” sur le second)Consultez Creating SVG vector graphics for maximum browser compatibility si vous souhaitez plus de détails sur ce qui est faisable dans Illustrator et compatible en SVG.Dans le cas du logo KNACSS, j’utilisais un effet de grain sur le côté droit de la saucisse. La première étape a donc été de convertir cette texture en vecteur.Au niveau des règles de bases, une fois votre logo finalisé :pensez à convertir et décomposer les lignes en tracés fermés pour une meilleure apparence,pensez à convertir votre texte également en tracés,simplifiez les tracés pour voir le moins de points possibles : moins vous aurez de points, plus votre SVG sera léger,évitez autant que possible les images liées dans vos fichiers,utilisez les options du path finder pour fusionner les formes.Attention, ces actions rendent votre fichier moins facilement modifiable, je vous conseille donc de faire une sauvegarde du fichier de travail avec les tracés en ligne et le texte en police d’écriture.Au niveau de la simplification des points vous pouvez manuellement utiliser l’outil Warp tool (SHIFT + R) pour retirer des points (voir tutoriel vidéo SVG for the Web: Using the Warp Tool in Illustrator CC sur Adobe TV). Une autre solution consiste à utiliser la boite de dialogue de simplification de tracés disponible sous Objet > Tracé > Simplifier. À vous de trouver le bon réglage au niveau des curseurs.Dans le cas de mon logo, j’ai optimisé à la main mon effet de grain en supprimant certains points. Combiné à l’outil de simplification des tracés et une fusion des tracés, je suis passée d’un logo de 66.1 Ko à 26.50 Ko.A ce stade là, jeter un coup d’oeil au couleurs du fichier peut être une bonne idée. Vous avez dans Illustrator un outil totalement génial qui s’appelle Recolor Artwork (correction de l’équilibre des couleurs en français il me semble) qui permet de changer les couleurs en un clic, mais vous donne aussi un aperçu rapide du nombre de couleurs utilisées dans votre illustration.En jetant un oeil aux couleurs du logo KNACSS je me suis rendu compte que j’avais beaucoup de micro-nuances du même rouge. L’outil permet très facilement de réassigner à différentes plages la même couleur.Attention je ne dis pas qu’il faut supprimer les couleurs de votre logo au détriment de la direction artistique et richesse de l’illustration, mais dans mon cas, j’avais vraiment des couleurs très proches. Voici le rendu avant / après, je suis passée de 26.5 Ko à 21.1 Ko.Un fichier SVG reste un fichier de code, avoir moins de couleurs permet de plus facilement les factoriser (dans un style CSS par exemple à l’intérieur du fichier) et donc d’avoir moins de caractères pour l’écriture du fichier final.En allant plus loin, cela permet également potentiellement de changer des couleurs directement en les injectant dans le fichier (via JavaScript par exemple), mais ce n’est pas l’objet de l’article ;)(Les captures suivantes ont été réalisées sous Illustrator CC en 2013. Certaines de ces options n’existent peut-être pas sur d’anciennes versions)Pour exporter du SVG depuis Illustrator, il vous suffit d’utiliser fichier > enregistrer sous et choisir le format .SVG. C’est là que ça se complexifie puisque l’on vous présente une boite de dialogue avec pleins d’options. Je n’entrerai pas dans tous les détails des options mais si vous êtes curieux je vous encourage à lire l’article de Michael Chaize Export SVG for the web with Illustrator CC.Pour les alergiques à l’anglais, voici un résumé des options qui nous intéressent :utilisez le profil SVG 1.1,pour les polices SVG (format défini par le W3C) et Only Glyphes used (la 2e option) mais attention à ce que votre police soit une webfont. Vous pouvez aussi utilisez l’option Convert to outline au lieu de SVG pour ne pas avoir à convertir vous même la police en tracés,option d’image : lier l’image, en faisant attention au chemin et en la compressant en plus pour éviter un surpoids. Évitez également de cocher la case “Conserver les fonctions d’édition d’Illustrator” si vous ne voulez pas exploser le poids du fichier,Positions décimales : 1 qui permet d’arrondir au dixième les décimaux des points,Cocher la case “Produire moins d’éléments ”,Cocher la case “Utiliser l’élément pour le texte curviligne.Et sinon pour ceux qui n’ont pas envie de s’embêter avec les configurations, ou veulent aller plus vite je vous propose deux plugins :Les deux en plus de l’export SVG vous permettent d’accéder à d’autres formats (PNG, JPG) et d’exporter plusieurs calques à la fois (pratique pour des icônes).J’ai une préférence pour le second plugin puisqu'il a dans les paramètres les options d’export décrites au dessus, mais vous ne pourrez pas l’utiliser si vous avez une version plus ancienne que la Creative Cloud.Une dernière solution pour ceux qui ont la Creative Cloud consiste à copier votre illustration/logo icone, et coller directement dans un éditeur de texte. Oui, vous avez bien lu, copiez vos tracés, collez dans l’éditeur, vous obtiendrez du SVG (plus ou moins optimisé par contre).Une fois le fichier généré, une dernière optimisation est possible avec plusieurs outils.SVGO-GUI est une application disponible sur Mac OS X, Windows et Linux (et en package Node.js) qui vous permet d’encore gagner un peu de poids sur votre logo SVG. Il vous suffit d’un petit drag & drop de votre fichier dans l’outil. Attention, cela va remplacer le fichier, je vous conseille donc encore une fois de faire une copie au cas où. Avec ce petit outil, le poids de mon SVG final est passé à 14.7 Ko.Il existe également un outil en ligne qui s’appelle SVG Optimiser qui vous permet d’appliquer différentes optimisations, et de comparer les deux images avant d’enregistrer.Pour aller plus loin, on peut encore enfin configurer le serveur pour faire en sorte d'appliquer une compression Gzip sur les fichiers. Je vous renvoie à l’article Utiliser, optimiser et servir des fichiers SVG pour plus de détails.Dans le cas de mon logo KNACSS, le fichier de base de travail .AI faisait plus de 200 Ko. Je suis passée ensuite d’un SVG de 66 Ko à un peu de plus de 14 Ko. Les plus gros gains ont été effectués en retravaillant directement le fichier d’origine dans le logiciel.Rappelons que le but ici n’est pas de dégrader la direction artistique parfois très riche d’un logo, mais d’optimiser certains points qui seront “invisibles” à l’oeil une fois que le logo sera utilisé sur un site.
Soutenons La Quadrature du Net
Comme vous le savez peut-être déjà, un nouvel appel à soutenir La Quadrature du Net vient d'être lancé, afin de permettre de financer les 5 permanents pour suivre au quotidien un nombre croissant de dossiers.Avec les révélations sur l'espionnage massif et généralisé des citoyens, l'article 13 du Projet de loi relatif à la programmation militaire, les négociations de l'accord commercial US-UE, et de nombreuses autres menaces, nous sommes aujourd'hui face à des choix cruciaux pour l'avenir de nos sociétés : surveillance ou vie privée ? Neutralité du Net ou discrimination de nos communications ? "Copywrong" malade attaquant le public, ou réforme du droit d'auteur consacrant nos pratiques culturelles ? Ces choix auront un impact radical sur notre rapport aux technologies, au pouvoir, et sur la société dans son ensemble. Nous le savons tous. Nous savons aussi que, sans une action résolue des citoyens, les pouvoirs politiques et économiques en place vont suivre leur ligne de plus forte pente, celle qui conduit vers le pire.La défense et la reconstruction d'un Internet libre et ouvert à tous ne se fera que si des organisations indépendantes de tout intérêt privé ou gouvernemental comme La Quadrature du Net peuvent y apporter leur contribution. L'action en toute indépendance de La Quadrature ne peut continuer que grâce au soutien de citoyens, et ce message a besoin d'être relayé.Pauline Briand.
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